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- Les ouvriers retournent au chantier dès le matin. Les familles des grévistes et les habitants se rassemblent devant les usines.
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- Une messe en plein air se déroule devant l’entrée du chantier. Les ouvriers marquent l’emplacement du monument à leurs amis tombés en 1970.
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- Sur recommandation du MKS, une stricte prohibition de l’alcool est de règle dans les usines en grève.
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- Les autorités créent une commission pour « examiner les revendications des ouvriers et les problèmes de la Côte », sous la direction du Vice-premier Ministre Tadeusz Pyka.
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- Pendant la nuit, le MKS formule une liste de 21 revendications.
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Les 4 premières revendications du MKS de Gdansk:
- Autoriser les syndicats libres, indépendants du Parti et des employeurs, conformément à la Convention n° 87 de l’Organisation Internationale du Travail ratifiée par la République Populaire de Pologne.
- Garantir le droit de grève ainsi que la sécurité des grévistes et des personnes qui les aident.
- Respecter le droit de parole, d’impression et de publication, garanti par la Constitution de la République Populaire de Pologne, ne pas réprimer les maisons d’édition indépendantes et mettre les mass media à disposition de toutes les confessions.
- Réintégrer les personnes suivantes dans leurs droits :
- les personnes licenciées à la suite des grèves de 1970 et 1976, les étudiants renvoyés des universités pour leurs opinions
- libérer tous les prisonniers politiques
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Bogdan Borusewicz:
Nous avons structuré nos revendications de façon à imposer une tactique de négociation : du point le plus difficile au plus facile. De toute façon tous les points devaient être discutés. Ainsi, même si pour des raisons tactiques on ne traitait pas le premier, en le laissant pour plus tard, il fallait tout de même y revenir, comme si c’était le principal. […]
Ce qui était important, c’était que les soviétiques n’aient pas de prétexte pour intervenir, comme ce fut le cas en Tchécoslovaquie en 1968. Les 21 revendications et leur premier point étaient aussi devenus un modèle pour les grévistes des usines sans groupe d’opposition.
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Edmund Soszyñski (ouvrier du chantier):
Très tôt le matin des gens de Gdansk-Sopot-Gdynia ont commencé à se rassembler devant la deuxième entrée. Le chantier était silencieux et vide, il y avait seulement quelques personnes qui terminaient la décoration de l’autel. A l’intérieur aussi on se préparait : les ouvriers se rasaient et mettaient des vêtements de travail propres. Ils voulaient prouver ainsi leur foi en Dieu et en la patrie. Avant la messe, certains n’arrivaient pas à se faire à ces changements et s’imaginaient même que des tanks arriveraient pendant l’office, mais ce qu’ils racontaient n’avait aucune importance, car juste avant 9 heures s’est répandu un sentiment de victoire et de paix, sentiment qui avait tellement fait défaut le samedi 16 août.
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 Panneaux de bois sur lesquels sont inscrites les 21 revendications historiques du MKS de Gdansk (photo Karta).
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 Panneaux de bois sur lesquels sont inscrites les 21 revendications historiques du MKS de Gdansk (photo Karta).
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 Messe sur le chantier (photo G. Nawrocki).
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 Affiche « 21 fois oui », se rapportant aux 21 revendications des grévistes.
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