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- Le MKS de Gdansk regroupe 350 entreprises en grève ; celui de Szczecin en compte 82.
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- Tadeusz Pyka est déchargé de sa fonction, c’est désormais le Vice-premier Ministre Mieczys³aw Jagielski qui se trouve à la tête de la commission gouvernementale à Gdansk. Il continue d’ignorer le MKS.
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- La commission gouvernementale entame des négociations avec les grévistes de Szczecin.
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- Une grève commence aux aciéries « Lénine » à Cracovie.
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Edmund Soszyñski (ouvrier):
A 5h, toilette et rasage, et jusqu’à 6h, discussions au sujet des événements de la veille. Vers 6h je me trouvais devant l’entrée numéro 2, on chantait l’hymne national et Bo¿e co¶ Polskê [chanson patriotique religieuse], Lech Wa³êsa chantait toujours avec nous. Ensuite il y avait la promenade matinale. De mon côté, j’achetais toujours la presse, même si elle mentait sur ce qui se passait là-bas, mais il fallait tout de même lire et comparer avec la réalité ; et puis il y avait aussi les informations des stations de radio étrangères. Ensuite on lisait les bulletins et les communiqués de grève émis par le MKS. Vers 9h je me rendais à mon atelier et prenais mon petit-déjeuner. J’y restais environ une heure, on discutait, et certains jours je devais convaincre mes collègues encore sceptiques du bien-fondé de notre cause et de notre victoire inévitable.
A midi je me trouvais vers la salle des débats et l’entrée numéro 2, on y rencontrait des gens du pays entier et de la Côte et on entendait les dernières nouvelles. Vers 15h ma famille m’apportait à manger : le déjeuner et des provisions pour le dîner et le petit-déjeuner. A 17h avait lieu la prière commune du soir […]. Après le journal télévisé, dîner, et retour à la zone de la salle des débats, jusqu’à 22-23h. Après le retour à l’atelier, on écoutait les radios étrangères. Vers minuit j’allais me coucher, à côté de ma machine-outil, sur une planche et du polystyrène. Je m’endormais très vite, bien que le lit ne soit pas très confortable, et de plus chaque jour passé au chantier était plus dur que le précédent.
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 Les ouvriers jouent aux cartes pendant la grève (photo J. Rydzewski).
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