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28 août (jeudi)

  • La troisième session de discussions a lieu entre le MKS de Gdansk et la commission gouvernementale.
  • Les grèves s’étendent à Wroc³aw et Cracovie ; une grève est entamée dans la mine « Le Manifeste de Juillet » à Jastrzêbie en Silésie.


Jadwiga Pi±towska (secrétaire dactylo aux ateliers de Gdansk):

On tapait à la machine jusqu’à 2 ou 3h du matin. On dormait où on pouvait, dans cette salle, sur des chaises. Je me suis portée volontaire pour aider, car je voulais apporter ma modeste contribution de mère célibataire. Ma fille avait 12 ans, elle était seule à la maison. Elle est venue me voir devant l’entrée deux fois. Elle s’est approchée suffisamment pour qu’on puisse discuter. Mais elle comprenait la situation, et en partant elle m’a fait comprendre que tout allait bien, qu’elle se débrouillerait.



Edward Gierek lors des séances du bureau politique du comité central du POUP:

L’ambassadeur [d’URSS] Aristoff a fait une déclaration officielle au nom de ses supérieurs, exprimant leur inquiétude en ce qui concerne l’évolution de la situation en Pologne. Ils ont estimé que notre contre-offensive ne donnait pas suffisamment de résultats, qu’il n’y avait aucune action entreprenante, que la presse était soit autocritique soit défensive ; qu’il y avait sur la Côte encore de nombreux journalistes étrangers qui échauffaient les esprits. Ils se sont étonnés que nous n’ayons pas encore fermé la frontière à l’ouest. Il a demandé quelles solutions nous envisagions et quelles mesures nous allions prendre. […] Le ton de la déclaration était suffisamment catégorique, cela sonnait comme une mise en garde, une menace. […]

Dans la propagande il nous fallait bien souligner le fait que nous avions déjà examiné et traité les revendications des ouvriers et que nous n’examinerions pas les revendications des ennemis du socialisme.





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Edward Gierek, premier secrétaire du parti communiste. Il a démissionné de son poste à la suite des grèves d’août (photo Niedenthal/Forum).


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Affiche de propagande du gouvernement : « Une voie en commun, un but en commun », sur l’alliance entre la Pologne et l’Union Soviétique.


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Ouvrier endormi, pendant la grève (photo S. Sk³adanowski/Karta).


 
 
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