Le 24 mars, Solidarno¶æ prend la décision d’entamer une grève de mise en garde le 27 mars à l’échelle du pays, et une grève générale dès le 31 mars si les autorités refusent de s’expliquer sur l’agression de nos militants.
Le 27 mars a lieu une grève de mise en garde de quatre heures, preuve de la mobilisation formidable du mouvement.
Bronis³aw Geremek (conseiller de Solidarno¶æ):
Notre réponse doit être un coup de poing. Cependant la grève généralisée sans précision de durée est effectivement un soulèvement national. Ayons pleine conscience de la décision que nous prenons. C’est pourquoi je conseille une grève de mise en garde, puis, si cela n’a pas d’effet, une grève générale mais d’une durée définie par avance.
Tadeusz Mazowiecki (expert de Solidarno¶æ):
Nous devons garder à l’esprit que le gouvernement du général Jaruzelski est la dernière carte qu’il nous reste pour régler ce conflit de manière non militaire. Et même si cette carte est faible, nous devons la jouer. Donc il n’y aura qu’une grève de quelques heures à la fin de la semaine. Cette grève peut ébranler le système politique du pays, et faire changer ce que nous voulons.
Appel à une grève de mise en garde à l’échelle de tout le pays le 27 mars 1981.
Photographie faite par la milice lors des débats des autorités de voïvodie à Bydgoszcz. Expulsion des conseillers et des délégués de Solidarno¶æ (photo IPN).