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- Les 11 et 12 décembre, la dernière réunion de la commission nationale se déroule à Gdansk sous les attaques impitoyables de la propagande contre Solidarno¶æ.
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- Le 13 décembre, le général Wojciech Jaruzelski fait un coup d’Etat. Il instaure la loi martiale, non prévue par la Constitution, sur tout le territoire. 10 000 militants de Solidarno¶æ sont arrêtés et placés en isolement jusqu’à nouvel ordre. Les communications téléphoniques sont interrompues, ainsi que les émissions de radio et de télévision. On supprime les droits élémentaires : liberté d’expression et d’impression, secret de la correspondance, droit d’association et de réunion. Toutes les associations, les syndicats professionnels et enseignants sont suspendus. De nombreuses grèves commencent en réaction au coup d’Etat, mais elles sont brisées par la force.
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Tadeusz £omnicki (acteur):
Je me rendais […] à une répétition au Théâtre Polonais. Et soudain j’ai vu les « paniers à salade » devant le palais Staszic, on y faisait entrer de force des professeurs et des chercheurs de l’Académie Polonaise des Sciences. C’était terrible et désespérant à voir, c’était difficile à croire. Des miliciens accouraient avec des matraques […]. Dans la rue des attroupements se formaient, les fenêtres des immeubles alentour s’ouvraient, les gens commençaient à crier et à scander : « Gestapo ! Gestapo ! ». Je me suis joint à ces cris, et considérant cette scène je me rappelais les rafles de 1943 à Cracovie, lorsque les SS frappaient les jeunes à coups de pied au milieu de la rue. C’était une comparaison très douloureuse. On nous a dispersés, des centaines de gens ont fui dans les rues adjacentes. J’ai vu quelqu’un passer la main à travers les barreaux d’un des « paniers à salade » et lever l’index et le majeur en signe de victoire.
Une fois dans le théâtre j’ai appris qui avait été arrêté, le téléphone ne fonctionnait plus de toute façon. Et la répétition m’est devenue complètement indifférente. Je suis rentré chez moi et j’ai écrit une lettre expliquant pourquoi je quittais le Parti, et j’ai renvoyé ma carte.
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 Casque d’ouvrier sur le canon d’un tank, interprétation très lapidaire de la vocation de Solidarno¶æ (projet de M. Pietrzyk).
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 La milice contre la nation. Les arrestations arbitraires de militants et de sympathisants de Solidarno¶æ touchèrent des milliers de personnes (photo Karta).
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